Nous étions en queue du train

 

Ma mère et un de mes frères étaient dans le dernier wagon, au départ de Langogne. Ils sont sortis indemnes de la catastrophe. Dans notre maison de Nîmes, le restant de la famille était inquiet de ne pas les voir arriver. Sans téléphone nous ne pouvions pas savoir ce qui se passait. Finalement ils sont arrivés vers 15h /15h30 à pied de la gare complètement traumatisés par la catastrophe. A force d'explications, de commentaires, de lecture de journaux nous étions nous aussi les absents au coeur de l'évènement. On voyait les morts aux membres sectionnés, les blessés, le sang abondant, les cris, les pleurs, l'odeur, la chaleur, les premiers secouristes. A l'époque les rescapés n'ont reçu aucun suivi médical ou autre.

René Bandon,  le 14/11/2010

 

 

 

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