Connaissance de ligne en 1957

 

 

Le mécanicien connaît la ligne qu’il parcourt.

La sécurité des circulations ferroviaires étant en grande partie basée sur l’observation des signaux, il est impératif qu’un mécanicien connaisse bien la ligne qu’il va parcourir. Il acquiert cette connaissance en effectuant préalablement plusieurs parcours sur cette ligne (de jour comme de nuit) aux côtés d’un conducteur possédant déjà cette connaissance. A l’issue de cette étude, le mécanicien « signe » cette section de ligne, reconnaissant ainsi implicitement la connaître et être apte à y circuler. Ce n’est qu’à partir de ce moment, qu’il peut être autorisé à circuler sur cette ligne en qualité de mécanicien.

 

Le mécanicien dispose des « Renseignements techniques » de la ligne et des fascicules horaires.

Les sections de lignes sont répertoriées et si besoin, fractionnées en sous sections. Pour chacune de ces sections ou sous sections, est édité un document technique, régulièrement mis à jour ou réédité, sur lequel figure toutes les informations  nécessaires à son exploitation. A ce document est joint un fascicule complet des horaires d’arrêt et de passage des trains dans les gares. Ce document intéresse tous les intervenants, aussi bien les agents d’exploitation des gares, que ceux de l’équipement sans oublier bien sûr, les mécaniciens. Ces derniers lorsqu’ils sont en service, doivent être possesseurs des renseignements techniques des lignes parcourues.

 

Le mécanicien consulte et émarge le « Registre 1913 ».

Par ailleurs, à chaque prise de service dans son dépôt, le mécanicien doit consulter et signer le registre « 1913 », le fameux registre qui l’informe de l’état des travaux et des modifications de la signalisation intervenant sur les lignes qu’il est susceptible de parcourir lors de sa tournée. Le sous chef de dépôt d’astreinte doit veiller à ce que le mécanicien respecte cette procédure.

 

Le mécanicien doit dans certains cas consulter le « dossier archives ».

Enfin s’il n’a pas circulé depuis plus d’un mois sur cette section de ligne, il doit en outre consulter le dossier des archives de la ligne, dans le cas où des modifications permanentes de la signalisation seraient intervenues sur la ligne en son absence, ces dernières pouvant ne plus figurer sur le registre des travaux.

 

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A la suite du déraillement de Nozières, le registre modèle « 1913 » a été supprimé. De grands tableaux synoptiques d’affichage – un ou plusieurs par section de ligne – furent installés dans le hall des dépôts. J’ai bien connu ces tableaux clairs et précis. Tous les dépôts en étaient dotés. Un temps spécifique supplémentaire était alloué au conducteur à sa prise de service pour consulter et noter les situations qu’il allait rencontrer sur le terrain.

 

Plus tard, au début des années 1990, ces tableaux furent remplacés par des fiches lignes hebdomadaires imprimées très complètes, relatives à chaque section de ligne et rééditées chaque semaine : les bulletins FLH.

 

Page 1 des fascicules horaires de la section de ligne « 6.14 » La Bastide-Saint-Laurent-les-Bains – Nîmes. Horaires applicables à partir du 15 janvier 1949.

 

Autre vue sur laquelle on  distingue la colonne horaire de l’express 1115. Nota : Ce document de janvier 1949 ne s’applique pas à la marche de l’express 1115 de septembre 1957.

 

(Documents communiqués avec l’aimable autorisation du Président du musée du Cheminot de l’AAATV du dépôt de Nîmes)

 

 

Georges Malarte.

 

 

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